Agriculture et alimentation : et si on faisait court ?

Pour mieux rémunérer les agriculteurs, il faut repenser toute l’organisation de la filière agricole et alimentaire. Les états généraux de l’alimentation, lancés hier, fournissent une occasion unique de s’atteler à cette révolution.

A l’heure où s’ouvrent les états généraux de l’alimentation, il apparaît clairement que la question alimentaire dépasse largement celle du partage des marges entre producteurs et distributeurs. Il en va, en réalité, de l’organisation de toute la filière agricole et alimentaire qui, du champ à l’assiette, pourrait être revue à l’occasion d’un véritable «grenelle de l’alimentation» dont cette journée serait le prélude.

Pour l’heure, le gouvernement n’a pas dévoilé concrètement les solutions qu’il entend mettre sur la table, hormis l’engagement d’investir 5 milliards d’euros sur le quinquennat dans l’agriculture. Mais il ne peut rester insensible au rapprochement qui s’opère entre le monde agricole et les aspirations profondes des consommateurs pour une alimentation plus saine, plus locale, plus durable.

Ce rapprochement entre producteurs et consommateurs est déjà en train d’imprimer sa marque sur l’agriculture française, qui se convertit progressivement à la bio : les surfaces engagées en agriculture biologique ont quasiment triplé ces dix dernières années frôlant désormais 6 % des cultures françaises.

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