Biocarburants

Un biocarburant (ou agrocarburant) est un combustible, liquide ou gazeux, produit à partir de matériaux organiques non fossiles, tels que la betterave, le colza, le tournesol, les céréales, les déchets agricoles ou les résidus forestiers, et qui vient en complément ou en substitution du combustible fossile.

 

Il existe deux filières principales :

  • La filière huiles et dérivés, comme l’huile végétale carburant : le biogazole ou biodiesel, produit à partir de soja par exemple. Dans cette filière, on peut également produire du carburant à partir de graisses animales ou à partir d’acides gras divers comme les algues par exemple.
  • La filière alcool comme le bioéthanol, produit à partir de sucres d’amidon, de cellulose ou de lignite hydrolysées (canne à sucre, maïs…)

 

Ces biocarburants pourraient constituer une source renouvelable de carburant, dont l’avantage principal est qu’elle ne serait pas en concurrence avec l’usage alimentaire ni avec le stock planétaire d’eau douce. Ces biocarburants peuvent être produits en très grosse quantité.

 

LES AVANTAGES DU BIOCARBURANT

 

  • Des carburants à plus faibles émissions : les biocarburants produisent environ moitié moins de gaz à effet de serre que les carburants issus du pétrole.
  • Des rendements élevés pour certains biogazoles : un hectare d’algues permet de produire plus de 14.000 litres de carburant. Comparativement, à partir d’une même surface, on produit 6.000 litres de biogazole avec l’huile de palme et 470 litres de biocarburant avec l’huile de soja. La recherche travaille activement pour rendre les algues plus productives dans le futur.
  • Une production de carburant à partir de déchets : la sciure de bois, les déchets forestiers, les tiges de maïs non consommées dans l’alimentaire, sont des déchets qui sont recyclés pour produire du biocarburant.
  • Des récoltes qui ne dépendent pas des saisons : Si certaines matières premières, comme le maïs, sont récoltées une fois par an, les algues sont récoltées plusieurs fois par an et tout au long de l’année.
  • Une compatibilité aisée avec les moteurs actuels : les matières cellulosiques et les algues permettent de produire du carburant qui peut, dès aujourd’hui, alimenter les véhicules diesels sans qu’un changement majeur de moteur ou de distribution ne soit nécessaire.

 

 

LES ENJEUX DU BIOCARBURANT

Depuis le début des années 2000, la production de biocarburants a connu un développement rapide et permet de répondre à des enjeux majeurs :

  • Réduction des émissions de gaz à effet de serre : d’une part, les biocarburants produisent moitié moins de gaz à effet de serre que les carburants combustibles. D’autre part, le CO2 produit lors de leur combustion est compensé par le CO2 absorbé par les végétaux, à la source des biocarburants, lors de leur croissance.
  • Réduction de notre dépendance aux importations de produits pétroliers.
  • Amélioration de la qualité de l’air : la réglementation européenne relative aux énergies renouvelables et à la transition énergétique fixe des objectifs ambitieux quant à la réduction des énergies fossiles. L’augmentation de la part des biocarburants, notamment dans les transports, contribuera très probablement à l’atteinte de ces objectifs.
  • Création de nouveaux débouchés pour les filières agricoles
  • Création d’emplois en milieu rural
  • Augmentation de l’autonomie protéique : le cycle de production permet de valoriser les résidus des plantes à la source des biocarburants, comme les drêches et les tourteaux par exemple, en les transformant en compléments alimentaires protéines pour le bétail.

 

Des écobilans sont régulièrement effectués par des organismes indépendants, et selon une méthodologie validée. Les résultats sont indiscutables ! Si les bilans énergétiques des carburants fossiles sont systématiquement négatifs, les bilans carbones et les performances énergétiques réalisés par les biocarburants de première génération sont exceptionnelles :

  • Réduction de 71 % des gaz à effet de serre, par rapport à l’essence, pour l’éthanol de betterave à sucre, de blé ou de maïs (source ePURE – bioéthanol produit en Europe en 2018)
  • Réduction de 60 à 70 % des gaz à effet de serre, par rapport au gazole, pour le biodiesel de colza.
  • De plus, le bioéthanol présente également l’énorme avantage de réduire fortement les émissions de particules fines. Une étude suisse publiée en 2017 a montré que le superéthanol E85 permet de réduire de 90 % les émissions de particules fines par rapport à l’essence.

 

La France peut être fière de sa production de biocarburants : une étude rapporte que 100 % des biocarburants français sont certifiés durables selon les directives européennes ; de nombreux pays comme l’Allemagne, l’Autriche ou les Pays-Bas ne peuvent pas prétendre à ce niveau d’expertise.

 

Nous pouvons conclure par l’affirmation : Oui les biocarburants sont bons pour la planète et l’écologie ! C’est une alternative écologique qui est portée par l’agriculture, et qui n’attend plus que de prendre la place qu’elle mérite… dans les moteurs de nos véhicules ! Et par la suite dans les transports aériens et maritimes…

 

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